Je rentre

 « Je rentre chez moi, je veux dire chez eux

Je ne reste pas ou juste un petit peu
 
Je rentre chez vous, comme c’était chez moi

Quand c’était chez nous, la dernière fois… »

 

Le 28 juin, j’embarquais pour 19 jours en France, séjour imprévu, booké quelques semaines auparavant, pas forcément pour les bonnes raisons. Mais il fallait que je rentre. Une petite parenthèse enchantée en France. Les retrouver, se retrouver, revenir dans ces endroits bien trop emplis d’émotions.

 

Ça a commencé par mon ancien chez moi, pas loin de Lyon, où tu te retrouves à te regarder dans la glace et à te rendre compte combien Montréal t’a changé en à peine quelques semaines. Que tu as l’impression de marcher dans les pas d’une inconnue qui était toi auparavant. Retrouver les amies en or qui te manquent bien trop. Revenir sur les pas de ton ancien toi, et ne pas t’y retrouver, mais les retrouver eux <3 Retourner au Mont Thou, comme si la boucle était bouclée encore une fois, l’endroit où tu reviens toujours, toujours avec les mêmes, ceux qui comptent (et pas qu’un peu).

 

 

Puis s’en sont suivies les contemplations ferroviaires. On oublie vite combien les voyages en train sont beaux ! Ces voyages qui invitent toujours à penser, à voir le cours de ta vie défiler à la vitesse des villes qu’on traverse, des champs et des arbres qu’on dépasse plus ou moins vite. C’était le TER, vitesse réduite, qui permettait de prendre son temps et d’admirer le paysage, de regarder lentement sa vie passer. Direction les montagnes. Ces montagnes qui m’ont vu grandir. Au bout du train, des retrouvailles pleines d’amour.
Ces quelques jours où on a regardé tomber la pluie, on est monté au col de Péas, on a pris des selfies de cousins, on a joué à des jeux bien trop bruyants pour les autres, on a fait du géocaching, on est rentré trempé au chalet sous la pluie et l’orage, mais on s’en fichait, on était heureux. On a parlé américain, québécois puis un peu français (quand même), on s’est retrouvé comme si on ne s’était jamais quitté après toutes ces années.

 

 

Après cette parenthèse montagnarde, il y a eu cette parenthèse limousine. Cet endroit qui ne change pas au fil des années. Cette immense maison, pleine de poussière et pleine d’histoires. On a fait des lits en portefeuille, on a rigolé à en faire pipi dans nos culottes, la table de ping-pong en a vu des vertes et des pas mûres (parce que notre imagination est débordante tous les 5), on a fait des selfies (et si on prenait un selfie?), on a écrit une chanson, on a fait des jumps, on a fêté un bel anniversaire à celle sans qui on ne serait pas là aujourd’hui, on est un peu retombé en enfance à la brocante, parce que même si on a 17 ans, ou 23 ans, on s’en fiche, on aime toujours les peluches et Batman, bref on s’est aimé aussi fort que les quelques jours où on se retrouve tous les étés le permettent !

 

Cette parenthèse française, belle du début jusqu’à la fin. Jusqu’aux dernières heures. Jusqu’à cette nuit, veille de départ, bien trop courte, où tu vis des frissons qui te donne encore un peu envie d’y croire, de croire au bonheur.
Cette parenthèse française, qui te fait autant de bien qu’elle te conforte dans ta décision d’être partie. Comme l’impression d’être en vacances en France, d’être une étrangère dans ton pays de naissance.
Je ne suis plus d’ici.
L’impression de repartir à Montréal comme on rentre dans son pays. Et si (mon)tréal était mon pays?

« Et si je m’en vais… »

Chanson de Zaz – Je rentre

Rendez-vous sur Hellocoton !

No Comments

  1. Merci 🙂 Oh oui j'ai une chouette famille et j'en ai bien profité. On apprend à en profiter comme ça quand on les voit très rarement parce qu'ils habitent beaucoup trop loin 🙂

  2. Oh toi, tu es tombée en amour 😉

    (ça me rappelle mon premier retour en France l'été dernier… ce sentiment de rentrer "chez moi" à Montréal ne pas quittée depuis)

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *